des abeilles et des hommesLe documentaire Des abeilles et des hommes de Markus Imhoof (More than honey dans son titre original) et a été présenté ce mardi 19 février 2013 en ouverture du 30e festival du film d'environnement de Paris. Ce film, réalisé en 2011, avait déjà été présenté au festival du film de Locarnon l'été dernier. On pourrait s'imaginer qu'un film documentaire traitant du sujet de la surmortalité des abeilles s'attarde à lister toutes les causes qui peuvent entrainer ce phénomène, qu'il fasse une description alarmiste des effets de la chimie humaine sur la nature, ou au contraire qu'il reste juste ébahi devant le fascinant fonctionnement d'une ruche, cette nature si bien faite. Mais non. Markus Imhoof s'attarde davantage à montrer la manière dont est exploitée l'abeille domestique. Allemagne, Etats-Unis, Chine, Australie : le film offre un panorama de l'apiculture à travers le monde et des différents métiers apicoles. On y voit par exemple une femme qui se spécialise dans la création et la vente de reines-mères ou des ouvriers pollinisateurs en Chine qui, eux-mêmes, à l’aide de cotons-tiges placent des grains de pollen dans le pistil des fleurs, une par une. On comprend subtilement tout le rôle des abeilles pollinisatrice sur l'agriculture quand on voit un apiculteur américain transhumer ses ruches de vergers en vergers car les exploitations arboricoles ne peuvent pas se passer de cette précieuse main d'oeuvre. Le réalisateur prend clairement le parti de dire que la cause de la mortalité des abeilles se trouve quelque part dans la chaine industrielle de l'homme. Et est directement liée à l'action de l'homme, qui en a pourtant tant besoin.