amandierPas d'amandes sans abeilles. S'il en fallait encore un, la stratégie déployée par les producteurs d'amandes californiens pour assurer la productivité de leur culture est l'exemple flagrant de l'utilité des abeilles pour notre environnement et notre agriculteur. Petite pépite de l'apéritif, recette gourmande à base de pâte d'amande : la demande mondiale d'amandes ne cesse d'augmenter. Pour répondre à cet engouement, les cultivateurs californiens, qui fournissent 80 % de la production mondiale, ont dû étendre leurs espaces cultivés, passant à plus de 307 000 hectares en 2013.  Mais il ne suffit pas de planter des arbres fruitiers pour assurer une telle production, il doit y avoir pollinisation. Et pour cela, il faut des milliers de petites ouvrières, aux mandibules sensibles et efficaces. La floraison des amandiers vient de débuter. Et les agriculteurs ont fait appel à leur amis apiculteurs. Plus de 2 millions de ruches ont été réquisitionnées, 500 000 provenant de la région et 1,5 million du reste des Etats-Unis. Les abeilles mellifères sont les plus prisées par les producteurs, pour leur sociabilité et la densité de leurs colonies. Une colonie d'abeille se négocie désormais à plus 200 dollars pour la saison. Mais le phénomène d'effondrement des colonies inquiète. Certains apiculteurs ont vu près de 50 % de leur cheptel disparaître, ce qui pourrait mettre à terme en péril la culture des amande, fleuron de la Californie.