Une étude inédite vient d'être lancée à Lyon il y a 10 jours : des ruches ont été installées dans un quartier de la ville, et l'analyse de leur miel indiquera la présence de différents polluants, nocifs pour les abeilles et pour les hommes. C'est la première fois que le miel est utilisé comme "bio-indicateur". L'association Naturama a installé dix ruches sur un terrain du quartier Duchère dans le IXe arrondissement, au bord de l'A6. De plus en plus de ruches sont installées en ville, qui seraient un meilleur environnement que la campagne, à cause de la teneur en pesticides. Mais quand est-il de la pollution du miel de ville ? Le miel produit par ces ruches sera analysé par le CNRS, à Solaize. Les experts chercheront à déterminer les traces de polluants, hydrocarbures, métaux lourds et pesticides contenus dans le miel. Au-delà de la santé des abeilles, il s'agit ici d'utiliser le miel comme un comme un révélateur des pollutions auxquelles l'homme est confronté. En ville, l'analyse des abeilles et du fonctionnement des ruches étaient déjà utilisées comme des "bio-indicateurs", mais le miel en est un aussi. Une étude proche de celle-ci est déjà en cours depuis 5 ans à Grenoble, mais sur le pollen et la cire. Leurs analyses ont permis de déterminer une forte présence de pesticides et poussé certains producteurs voisins à réduire leurs épandages. Les résultats lyonnais seront connus à la fin de l'été. Ils pourraient être recoupées avec celles de la qualité de l’air, et les recherches pourraient élargies à d'autres secteurs, pour favoriser les comparaisons. C'est en tous les cas le souhait de l'association Naturama.