miel Il est de notoriété publique qu'on déguste le vin. On le sent, on le goûte, on cherche à déterminer ses arômes jusqu'aux plus cachés... Produit aussi complexe et naturellement riche, le miel aussi peut se déguster. Voici quelques pistes pour apprécier tous ses secrets.   Chaque pot de miel est unique. D'une ruche à l'autre ou même d'un cadre à l'autre, la récolte peut être différente, car elle dépend des fleurs que les éclaireuses vont choisir de butiner. Et même de l'heure de la journée à laquelle elles prélèvent le nectar. Chaque fleur butinée laisse dans le miel sa carte d'identité : son goût, mais aussi ses pigments, ses arômes. Ensuite, comme  le vin, le miel se déguste en plusieurs étapes. D'abord à l'ouverture du pot, sentir le miel permet de se faire une première idée de ses arômes. On pourra déjà déterminer s'ils sont chauds avec une pointe de vanille, de fruits cuits ou de caramel, ou s'ils sont plutôt boisés façon fruits secs, résine ou encore épices, avec par exemple une odeur prononcée de cannelle, ou encore rafraîchissant évoquant le menthol ou le camphre, ou davantage, fruités, chimiques ou animaux. Une fois cette première impression définie, il faut goûter le miel pour affiner son analyse. Alors seulement, on pourra détecter l'amertume, l'acidité, un aspect piquant ou tannique. Certains miels évoquent le café, la noix de muscade, le foin sec, le fromage, le fruit confit ou l'anis... Toutes ces saveurs sont classés par les apiculteurs et les experts dans la roue des odeurs et arômes des miels.  

roue des arômes