nymuEn présentant un projet visant à la sauvegarde des colonies d'abeilles, l'Université nationale Yang Ming de Taipei à Taïwan a remporté, en novembre 2013, le prix du meilleur projet environnemental de la prestigieuse compétition internationale de machines génétiquement modifiées, l'iGEM. Grâce à son innovation, considérée comme utile au niveau mondial, l'équipe de scientifiques taïwanaise a ainsi battu en finale 20 autres équipes dont celles de grandes Universités américaines comme Yale ou le MIT (Massachussetts Institute of technologie). Plusieurs facteurs : pesticides, infections, parasites... causent la surmortalité des abeilles. La NYMU-Tapei a choisi de se concentrer sur un champignon qui entraîne la mort de certaines abeilles en les affamant : Nosema Ceranae. En se développant ce parasite absorbe les nutriments présents dans les intestins de l'abeille, provoquant sa mort par dénutrition. Pour lutter contre Nosema Cerenae, les chercheurs ont modifié une bactérie existente : E-Coli. Ils l'ont recouverte d'une substance chimique spéciale et conditionnée sous la forme de minuscules billes au goût sucré facilement ingérables par les abeilles. Ils  ont nommé cette bactérie modifiée : Bee Coli. Grâce à ses propriétés savamment étudiées Bee Coli empêche le champignon de se fixer dans l'intestin de l'insecte par la production de protéines antibiotiques appelées défensines et tue les spores déjà présente. Si l'abeille est déjà trop gravement infectée Bee Coli provoque une réaction dans son cerveau, qui la tue avant qu'elle ne rejoigne la ruche et contamine les autres abeilles de la colonie. S'il est trop tôt pour dire si Bee Coli permettra de sauver les abeilles, grâce à l'équipe du NYMU un nouvel espoir est apparu et les jurys l'ont salué. En plus de l'iGEM, le projet Bee Coli a remporté cinq prix scientifiques importants en 2013.  Tous les jurys ayant été séduits par une solution à la disparition alarmante des abeilles pollinisatrices indispensables à la survie des hommes.