Opération coup de poing pour la défense des abeilles : mercredi dernier des dizaines d'apiculteurs venus l'Ouest de la France et des Pyrénées-Orientales ont déposé leurs ruches au Jardin des plantes de Paris, en plein de cœur de la capitale.
Ils ont réclamé "l'asile écologique" pour leurs petites ouvrières, loin des pesticides qui envahissent les campagnes. "Cette transhumance symbolique de la campagne vers la ville" s'est faite à l'appel de la Fédération française des apiculteurs professionnels, la FFAP. "Stop aux Cruiser, Gaucho et autres armes de destruction massives qui transforment nos campagnes en cimetière d'abeilles", crient des militants symboliquement vêtus en jaune et noir.
En 2008 et 2009, les apiculteurs et écologistes avaient obtenu l'annulation par le Conseil d'Etat de l'autorisation de commercialisation du Cruiser, justifiant de sa nocivité pour les abeilles. Mais en juin dernier, Bruno Le Maire,ministre de l'agriculture, a autorisé la nouvelle version du Cruiser (Cruiser 350) pour le traitement des semences de colza. Les militants ont à nouveau déposé des demandes d'annulation qui restent pour l'instant sans réponse.
Les forces de l'ordre ont finalement demandé aux "manifestant" de quitter les lieux.