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100 ans de passion pour les abeilles : chapitre 3

1960-1980, la diversification de la production apicole – 2ème génération

 

Décès du fondateur et passation aux enfants

En 1967, Jean Mary décède subitement d’un arrêt cardiaque au moulin de Beau Rivage. La vie s’arrête là où elle a vraiment commencé pour ce passionné des abeilles depuis 1921. Récompensé des médailles de chevalier, d’officier puis de commandeur du Mérite agricole, il part brutalement, transmettant l'héritage de l’entreprise et ses valeurs à ses enfants. Pierre Mary devient gérant, tandis que son frère Jean, co-gérant, s’occupe des marchés de La Baule. Marie-Jeanne travaille dans les bureaux pour l’expédition en hiver et seconde les marchés en été. Odile et André se consacrent au développement apicole, notamment à leur fameuse gelée royale.

 

La sélection de miels français pour répondre à la demande

Malgré un cheptel d’abeilles qui atteint 1 500 ruches, la production de miel n'excède pas 25 tonnes par an. En effet, les variétés d’abeilles qui peuplent les ruches à gelée royale produisent naturellement moins de miel. Pour répondre à la demande croissante de leurs clients, les Mary décident de créer des partenariats avec leurs confrères apiculteurs qu'ils connaissent bien. Ils commencent à sélectionner les miellées de petits producteurs français pour les faire découvrir au public et proposer une plus grande variété de miels.

L’invention qui va révolutionner la qualité du miel

André, toujours aussi passionné, expérimente sans cesse, améliorant sa technique au fil des années. Un jour, il a une idée qui va bientôt profondément modifier la dégustation du miel Mary pour le rendre plus onctueux que jamais !

Ainsi André a-t-il inventé un procédé révolutionnaire ! Tel un boulanger qui lie le levain à sa farine en le pétrissant avec amour, le geste relève d’un véritable savoir-faire artisanal. Il adapte bientôt mécaniquement le processus de brassage manuel et obtient un miel onctueux, avec une cristallisation fine, agréable en bouche, qui deviendra la signature des miels Mary.

Le saviez-vous ?

À l’état brut, le miel cristallise, formant des grains - parfois de la taille du gros sel - peu appréciés sur le plan gustatif. Pour éviter cette cristallisation, il faut associer avec précision du miel crémeux dans un nectar liquide et le brasser très lentement à température maîtrisée.

 

 

Créateur de cosmétiques au miel et gelée royale

Si le miel est agréable à la dégustation, il est également connu pour ses propriétés uniques qui nourrissent la peau. En parcourant des bibliographies égyptiennes, Odile Mary y découvre ainsi l’usage ancestral du miel pour ses effets dermo-hydratants. L’entreprise décide alors de proposer des soins élaborés par un laboratoire spécialisé.

Puis en 1977, c’est la gelée royale qui dévoile ses secrets et ses propriétés tonifiantes et anti-âge. Odile décide alors de créer la première ligne française de cosmétiques naturelles au miel et gelée royale, qu’elle appelle Marydille.

Le saviez-vous ?

Les bienfaits de la gelée royale pour la peau sont nombreux. Elle contribue à ralentir les effets du vieillissement et aide la peau à lutter contre les agents extérieurs (radicaux libres, pollution, etc.) au travers de ses bienfaits antioxydants. C’est aussi une source d’hydratation intense pour la peau. Pourvue de vitamines B, elle est connue pour stimuler la production de collagène. Ce dernier encourage la régénération de la peau au travers du renouvellement cellulaire. Elle permet donc une action correctrice sur l’épiderme.

 

  

Le service client au cœur de la famille

À Beau Rivage, le téléphone sonne sept jours sur sept, dans les bureaux ou à la maison. Les Mary ont le souci du service, ce n’est un effort pour personne, mais un réflexe naturel, transmis par Jean Mary. Être au service des clients fait partie de l’ADN familiale. Vie professionnelle et vie personnelle ne font qu’un. Enfants, clients et équipes cohabitent près du moulin.

C’est dans cette ambiance qu’André et son épouse Jeannette élèvent leurs quatre enfants, tous nés dans la ruche à proximité du moulin, dans un environnement calme près de la Moine. André les emmène de temps à autre aux ruchers, pour les familiariser à sa passion, tout en respectant leurs choix de vie futurs. Il leur enseigne le respect de la nature et l’humilité de l’Homme face aux trésors de la Terre. Jeannette intègre bientôt elle aussi les bureaux et se forme à la sténodactylographie pour travailler dans le service de vente par correspondance qui se développe.

En 1971, leur jeune fils Benoît, âgé de trois ans, intrigué par les bourdonnements incessants, vient un jour gratter l’entrée d’une ruche avec un morceau de bois. Attaquée, la colonie se rue sur le garçonnet en lui infligeant une correction de piqûres. L’enfant en gardera le douloureux souvenir, et malgré ses nombreuses récidives au rucher, deviendra plus tard allergique au venin d’abeilles.