Le frelon d’Asie, à l’abdomen brun si caractéristique, originaire des montagnes indiennes, chinoises et indonésiennes. Il a débarqué en France en 2005, près de Bordeaux, dans un colis de poteries chinoises. Simple hasard, un nid s'était développé dans le fond de l'une d'elle. A partir de là, le frelon d’Asie s’est très vite propagé... D’abord en Gironde, Dordogne et Lot-et-Garonne, où ils est toujours le plus présent, mais ensuite partout en France. Pourquoi les apiculteurs le craignent autant ?   Le frelon d’Asie est un véritable fléau, lorsqu’il s’attaque à une ruche, celle-ci est décimée en quelques jours. Les abeilles asiatiques ont au fil du temps développé une stratégie pour le contrer, comme on peut le voir à la fin de cette vidéo. Elles entourent très rapidement le prédateur, et font vibrer leurs ailes. Elles font ainsi augmenter la température jusqu’à 45°C, seuil de tolérance du frelon, qui succombe. Les abeilles peuvent elles supporter jusqu’à 50°C. Mais laisser les ouvrières développer ce moyen de défense n’est, selon tous les syndicats d’apiculteurs, pas la solution. Lorsqu’elles luttent ainsi pour survivre, elles consacrent moins de temps à l’approvisionnement et la ruche s’affaiblit. Au-delà de sa présence sur le territoire, les apiculteurs s’inquiètent du développement très rapide des colonies de frelons d’Asie. Il a récemment traversé la Loire, un nid a été repéré et récemment détruit à Andard (dans le Maine-et-Loire). Ces frelons ne vivent pourtant qu’un an et meurent à la fin de chaque automne. Seules les nouvelles femelles reproductrices quittent le nid à la fin de l'été pour hiberner à l’abris, et reviennent aux beaux jours pour créer une nouvelle colonie. Le dernier rapport de l’UNAF décrit «une intensification en Aquitaine entre 2006 et 2009 » Comment le reconnaître ? On ne peut pas le confondre avec un frelon classique (frelon crabro), il est beaucoup plus brun. Seul le 4ème segment de son abdomen, le bout de ses pates et le devant de sa tête sont jaune orangé. Il s’attaque aussi aux guêpes, aux mouches, mais aussi au poisson, à la viande, sur les marchés notamment.   Comment chacun d’entre nous peut-il agir ? Même s’il ne s’agit que d’une action à petite échelle, chacun d’entre nous peut aider à lutter contre fléau par le repérage et le signalement des nids, afin que des personnes avisées les détruisent. Les détruire dès le printemps élimine les dégâts pour la saison qui arrive. Et toute destruction avant septembre élimine le risque de multiplication. Un petit truc pour les apiculteurs, pour former rapidement un piège à frelon, accrochez un vase de plastique dans un arbre près de vos ruches, et emplissez-le d’un mélange de sirop de cassis et de bière. Le principal objectif : faire réagir et agir les services publics Ce que les apiculteurs demandent principalement aujourd’hui c’est une reconnaissance de la menace par les services publics, qui pour l’instant l’ignorent. Au-delà d’une reconnaissance, ils espèrent ensuite, bien sûr, des actions intenses et organisées pour parer le développement du prédateur d’abeilles. Faut-il encore le répéter ?, sans abeille et sans pollinisateur, fin des légumes, fin des fruits, et bientôt fin de l’homme. Une pétition existe dans ce sens : http://lapetition.be/en-ligne/petition-6413.html, je vous invite à la rejoindre...