Une étude menée sur les abeilles tend à prouver que le vieillissement accéléré des habitantes des ruches ne serait pas lié au nombre de semaines de vie mais plutôt au rôle que jouent chacune des ouvrière dans la société. La baisse de capacité du cerveau avec l'âge ne serait pas irreversible ? Gro Amdam, chercheuse norvégienne à l'Université de l'Arizona, vient de publier dans le numéro d'octobre de la revue Experimental Gerontology, les résultats d'une étude fascinante sur les abeilles. Cherchant à étudier la sénescence des abeilles, dont la durée de vie est de 5 à 6 semaines, Gro Amdam a effectuer des tests sur les capacités cognitives des abeilles selon leur rôle dans la ruche. Elle a soumis à des exercices, des abeilles nourrices et des ex-nourrices parties butiner hors de la ruche. Elle a observé que les nourrices, toujours resté protégées à l'intérieur de la ruche étaient performantes face à de nouveaux exercices, alors que les butineuses affichaient une vraie baisse des performance. L'abeille vieillit donc plus vite lorsqu'elle devient butineuse. Mais que se passerait-il si elle redevenait nourrice ? Son cerveau pourrait-il retrouver ses capacités ? Pour le savoir, l'équipe norvégienne a retiré les nourrices de la ruche, obligeant une partie des butineuses à les remplacer. Les scientifiques ont alors réitérer leur tests, proposant aux nourrices, au butineuses et aux butineuses redevenues nourrices, d'associer une odeur à une récompense (de l'eau sucrée). Le résultat est éloquant : après dix jours, les capacités des butineuses reconverties étaient nettement meilleures que celles des butineuses. Leur cerveau aurait-il rajeuni ? Les scientifiques ont conclu que les déficits cognitifs liés à l'âge peuvent être réversibles. Une découverte de premier ordre, qui si elle pouvait être appliqué à l'homme, serait une grande avancée dans la recherche sur les maladies de démence sénile, comme la maladie d'Alzheimer.