Au début de l’automne, l’activité de la ruche change pour considérablement ralentir.

Les abeilles qui ont butiné et travaillé dur tout l’été vont effectuer un dernier vol pour s’éteindre et on assiste ainsi à une réduction importante du nombre d’abeilles dans la ruche. À la belle saison, elles sont 50 à 55 000 par ruche pour descendre à 15-20 000 abeilles en novembre. Leur durée de vie évolue également, en forte activité estivale, elles vivent 45 à 50 jours alors qu’en hiver, la ruche fonctionne au ralenti et elles vivent donc jusqu’à 4 mois.

En ce moment, elles font donc leurs dernières provisions sur le miel de lierre et récoltent les derniers pollens. Elles vont également se regrouper dans une partie de la ruche, généralement du côté où le soleil se lève, pour vivre en boule (que l’on appelle « grappe ») et se réchauffer tout en protégeant la reine. Pour garder une température de 30°C au centre de la grappe, elles se serrent les unes contre les autres, consomment du miel et font vibrer leurs muscles dans un frisson prolongé. Plus remarquable encore, elles alternent leur place au centre de la grappe par un mouvement de rotation pour toutes être réchauffées et protégées.

La reine quant-à-elle va continuer de pondre mais à bien plus faible allure. Alors qu’elle pond jusqu’à 1500 œufs par jour en mai-juin, elle ne va pondre qu’une centaine d’œufs par jour en novembre. Si les températures sont trop froides, elle va arrêter de pondre pour reprendre lorsque la chaleur sera suffisante.

De son côté, l’apiculteur va effectuer une dernière visite sanitaire début novembre pour ensuite laisser ses ruches vivre en autonomie jusqu’en mars, selon la météo. C’est la période où il va vendre son miel, préparer son matériel pour la prochaine saison et aussi, prendre un peu de repos.