Selon les saisons et leur activité les ruches ont plus ou moins besoin de soins et d'attention. Le travail de l'apiculteur est de bien connaître le rythme de la vie de la colonie et de rester à l'écoute de son développement et de son évolution sans pour autant la déranger. Deux indispensables visites au printemps En février, mars, c'est le moment de la première visite de l'année après l'hivernage. Il n'y a pas de date précise, veillez simplement à ce que la thermomètre extérieur affiche au moins 15°C, il ne faut pas refroidir brutalement le couvain. C'est d'ailleurs la première chose que vous devez alors vérifier : la taille et la qualité du couvain, s'il est bien serré au centre et qu'il est étendu sur trois cadres au minimum. Si ces conditions sont remplies, la colonie se porte bien, sinon la colonie peut avoir besoin de vos soins. Un mauvais état du couvain peut être le signe que la reine est défaillante ou trop vieille et qu'elle doit être changée. La colonie est peut-être seulement faible et a besoin d'être renforcée ou assemblée à une autre colonie pour former une colonie forte, capable de subsister. Vous devez également vérifier si les provisions de miel sont suffisantes ou si la colonie a besoin d'un complément : sirop, miel... Pour diagnostiquer le problème, observer bien la colonie et faites confiance à votre connaissance de celle-ci, souvent garante des meilleures décisions. C'est aussi lors de cette première visite de printemps qu'il est recommandé de nettoyer les planchers des ruches. Aux beaux jours, en mai, juin, l'apiculteur a de nouvelles préoccupations il doit éviter que les colonies n'essaiment (ce point fera l'objet d'un article plus détaillé très bientôt). Si la saison et la floraison s'annoncent bonnes il doit ouvrir plus largement les portes et placer des hausses pour laisser toute la place nécessaire à une production abondante de miel. Il pourra même très vite récolter le miel de printemps. Cette période est aussi l'occasion de remplacer les vieux cadres par du neuf avant qu'ils ne soient pleins. On conseille, pour ne pas trop perturber la colonie de les renouveller à raison de trois par an. L'été, le temps de la récolte En juin, il faut s'assurer que la ruche ait un point d'eau à proximité, élément indispensable aux abeilles pour maintenir une température correcte à l'intérieur de la ruche et produire leur miel dans les meilleures conditions. En juillet, les hausses sont lourdes et le temps de la récolte est venu. L'apiculteur peut goûter au fruit de ses soins et mettre en pot sa délicieuse gourmandise dorée. Mais ce n'est pas une raison pour oublier les ruches. Il faut déjà les préparer pour l'hiver. Regrouper les colonies faibles et fortes, nourrir la colonie de sirop au compte goutte pour stimuler la ponte de la reine pour sa période la plus faste. A l'automne, préparation à l'hivernage Pour survivre pendant l'hiver une colonie a besoin d'environ 18 kg de miel, si les réserves sont inférieures à ce niveau, c'est à l'apiculteur de compléter ce manque par du miel, du sirop ou encore du candi, en le donnant assez tôt pour que les abeilles puissent le mettre au chaud avant les grands froids. Il faut aussi réduire la taille des entrées pour garder la température intérieure, veillez à ce que l'environnement ne puisse venir déranger leur fragile subsistance hivernale : couper les branches fragiles à proximité, protéger les petites maisons contre les pics-verts (papier bulle, polystyrène). En hiver, un mot d'ordre "ne pas déranger" En hiver, le travail de l'apiculteur devient limité : surveiller de loin, protéger des intempéries et surtout éviter de déranger. Toute intrusion dans la ruche risquerait de perturber l'effort collectif de la colonie pour augmenter la température. Vous pouvez éventuellement profiter d'une journée plus douce pour glisser du candi dans le nourrisseur mais votre rôle s'arrête là. Il faudra attendre février pour retourner les embêter... Petit plus : Toutes les techniques apicoles basiques peuvent s'apprendre auprès d'un rucher école ou d'un autre apiculteur.