Après la grande période des récoltes de mi-juin à début juillet, vient, de mi-juillet à fin août, celle des transhumances. On extrait les dernières hausses de lavande ou de tournesols, et les apiculteurs qui recherchent du miel de sapin ou de callune transhument vers le massif central ou les Landes… On parle de transhumance lorsqu’un apiculteur déplace ses ruches à plus de 3km de leur emplacement initial pour bénéficier de miellés plus généreuses. Il existe plusieurs techniques de transhumance. Il est préférable d’effectuer cette manœuvre tard le soir ou avant le lever du soleil, de manière à ce que les abeilles soient toutes rentrées à la ruche. Il faut bien sûr toujours enfumer avant de manipuler la ruche. Pour les trajets courts, il est possible de placer seulement la grille à l’envers et de la maintenir avec des œilletons pour confiner les abeilles à l’intérieur le temps du trajet et rouvrir dès que la ruche est placé sur son nouvel emplacement pour éviter l’étouffement. Pour les trajet long, il faut remplacer la grille par une muselière, une mini cage, qui ne permet pas aux abeilles de sortir mais ne les empêche pas de respirer. Une fois fixée de manière étanche avec une bande de caoutchouc, le trajet peut durer jusqu’à une demi-journée. Certains apiculteurs préfèrent transporter leurs ruches ouvertes mais bien enfumées, avec seulement un filet de protection (obligatoire) placé sur l’ensemble des ruches. Cette technique stresse moins les colonies, évite les risques d’étouffement et permet de gagner du temps, mais peut s’avérer dangereuse en cas de panne du véhicule ou d’accident.